Questions/Réponses

« Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra ». Avec toutes les contraintes de notre vie, pensez-vous que nous puissions nous préparer convenablement et être prêts chaque jour ou à chaque instant à la venue du Christ ?

Question

« Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra ». Avec toutes les contraintes de notre vie, pensez-vous que nous puissions nous préparer convenablement et être prêts chaque jour ou à chaque instant à la venue du Christ ?

Sidnelle KOUGBLENOU, Stagiaire-journaliste

Réponse

Ma sœur, nous entrons, avec ce 1er dimanche de l’Avent A, dans une nouvelle année liturgique. Le Seigneur invite aujourd’hui ses disciples à se tenir prêts au jour de sa visite. Je crois personnellement, malgré les multiples préoccupations meublant nos journées, que nous pouvons nous préparer convenablement à cette rencontre.  Les textes du jour nous indiquent au moins trois pistes.

« Venez, montons à la montagne du Seigneur »

Dans la 1re lecture, le prophète Isaïe invite à aller au Seigneur : Le temps de l’Avent invite à un double mouvement : le Seigneur vient à nous et nous allons à lui. Être prêt au quotidien suppose donc que nous fassions place à cet appel du Seigneur dans notre vie. Rencontrer Dieu est-il pour moi une préoccupation journalière ? En tant que chrétien, elle devrait occuper la première place parmi les « contraintes de notre vie ». L’oubli de cette recommandation est préjudiciable pour notre vie de foi. L’attitude juste à développer sera d’abord de se poser une question au lever : le Seigneur pourrait venir aujourd’hui : où en suis-je dans la préparation de cette venue, et que puis-je améliorer pour une meilleure disponibilité ? Ensuite, il faudra rechercher les réponses nous permettant d’avancer au jour le jour. Elles ne se ressemblent jamais d’un jour à l’autre. Enfin, il faut essayer de vivre selon les résolutions prises pour la journée.

« Rejetons les œuvres des ténèbres »

Ces ténèbres ont pour noms la guerre et ses corollaires (1re lecture), un comportement en violation des mœurs (2e lecture), une limitation des préoccupations de la vie aux questions de survie (manger et boire) et de survivance (mariage) dans l’évangile. La vigilance sera de mise pour ne pas se laisser prendre au piège de ces contraintes qui semblent, à toutes les échelles d’analyse humaine, être plus urgentes que jamais et pourtant sont inconsistantes dans les considérations devant meubler la rencontre avec le Seigneur. Ces contraintes peuvent conduire dans les ténèbres épaisses et plonger, comme des somnifères, dans un sommeil sans réveil. Prendre conscience de ces ténèbres et des nouvelles qui se construisent subtilement autour de nous sera une urgence si nous voulons en sortir.

« Revêtons-nous des armes de la lumière »

En lisant entre les lignes des textes, on peut retenir pour le compte de la 1re lecture l’engagement pour la paix en forgeant des armes pour la justice et la réconciliation. La 2e lecture nous suggère de prendre le Christ comme modèle à imiter en menant une vie plus conforme à notre identité de chrétien. L’évangile de son côté nous rappelle que l’essentiel pour le salut se trouve bien dans cette vigilance qui permet de ne pas louper le virage du salut. L’Arche de Noé, symbole du Temple de Jérusalem dans la 1re lecture et de l’Église aujourd’hui, instrument de salut, est un signe donné aux hommes de chaque temps. C’est là que nous sommes instruits de ce qu’il faut faire pour préparer cette venue. Quel est mon degré de foi en l’Église qui m’éclaire et me guide ?

Ma sœur, aujourd’hui encore, on peut bien se préparer à rencontrer le Seigneur. Il faut le vouloir, sortir des ténèbres et se conduire en enfant de lumière dans l’Église.

Père Jean OUSSOU-KICHO, Directeur du Complexe scolaire catholique de Bassila

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