février 28, 2020
Le Chiffre de la semaine

13.238

 

2019 a connu d’abondantes pluies. Des pluies diluviennes se sont abattues sur l’ensemble du pays. Conséquence : la plupart des routes et pistes se sont dégradées de façon inquiétante. De quoi retenir l’attention du Gouvernement qui en sa séance du mercredi 6 novembre 2019 initie un programme d’urgence de réfection des pistes rurales et routes classées, campagne 2019-2020. Ce programme couvre onze des douze départements à l’exception du Littoral. Au total 13.238 kilomètres de pistes rurales et routes classées sont prises en compte. L’objectif serait de faciliter la mobilité des populations, et permettre surtout aux producteurs des zones rurales d’assurer aisément le transport de leurs productions vers les centres de commercialisation.

L’idée est géniale. Malheureusement, elle ne s’inscrit pas dans une vision prospective. En clair, de façon ponctuelle, le Gouvernement prend une mesure pour écouler les produits agricoles. Mais après 2019-2020 ? C’est à croire qu’on attend les saisons pluvieuses pour improviser des mesures de réfection des voies, puis une fois la période des pluies passée, plus rien. Or, dans le Mono et le Couffo, plusieurs milliers de tonnes de tomates ont pourri à cause de la non praticabilité des voies pour les écouler. Dans le septentrion, des millions de tonnes de mangues n’ont pas pu être acheminées à temps vers les lieux de commercialisation. On peut multiplier les exemples. Que de manque à gagner pour l’économie nationale !

Ainsi, pour la réfection et l’entretien des pistes rurales, il faut aller au-delà des actions ponctuelles en concevant un projet global qui prend en compte des solutions durables, plutôt que des approches basées beaucoup plus sur du replâtrage, comme c’est le cas du projet des 13.238 kilomètres. La vitalité de l’économie du Bénin en dépend.

Smith

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