février 28, 2020
Le Chiffre de la semaine

1,750 milliards

 

La semaine dernière, le Japon a fait au Bénin un don de riz d’une valeur de 1.750.000.000 Fcfa. La signature de note a été faite entre le ministre béninois des Affaires étrangères et de la coopération, Aurélien Agbénonci et l’ambassadeur du Japon près le Bénin, Kiyofumi Konishi. De quoi réjouir le ministre béninois qui a remercié l’empire Nipon pour lequel ce genre de don est une tradition depuis 1982. Mieux, pour lui, le don japonais va contribuer à lutter contre la pauvreté et améliorer les conditions de vie des populations. Car les fonds générés par la vente de ce don devraient financer la réalisation d’infrastructures socio-communautaires. Selon le ministre Agbénonci, des infrastructures vont être érigées bientôt grâce aux ressources issues de la commercialisation de don de riz de 2008 à 2012.

Le don en soi n’est pas mauvais. Mais à vrai dire, l’éloge qu’en font les officiels béninois déshonore complètement le Bénin, un pays aux vastes potentialités agricoles, et qui de surcroît abrite l’Institut International d’Agriculture Tropicale (Iita). « Mieux vaut apprendre à pêcher plutôt que de donner du poisson à quelqu’un », dit un adage chinois. Mais, le Japon ne saurait être accusé pour n’avoir pas appris au Bénin à cultiver le riz de façon à assurer sa propre autosuffisance. Ce sont plutôt les décideurs béninois qui sont interpellés. Car depuis plus de 35 ans, ils ont choisi la facilité : la politique de la main tendue. Or le Bénin a besoin de responsables entreprenants au sommet de l’État capables de mettre en place une politique de développement susceptible de valoriser les zones propices à la riziculture dont regorge le Bénin. Les dons sont plus intéressants dans ce sens. Et les autorités ont intérêt à y travailler au lieu d’attendre des dons en nature pour défiler des discours dithyrambiques.

Smith

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