septembre 15, 2019
Simplement François

Nous devons toujours prier le maître de la moisson

La mission à laquelle Jésus nous convie a des caractéristiques bien définies. En envoyant les soixante-douze disciples, Jésus leur donne des instructions précises qui expriment les caractéristiques de la mission : prier, aller, ne porter ni bourse ni sac, rester dans les maisons, guérir les malades. Ces impératifs montrent que la mission est fondée sur la prière, qu’elle est itinérante, qu’elle exige détachement et pauvreté, qu’elle apporte paix et guérison, signes de la proximité du Royaume de Dieu, qu’elle n’est pas prosélytisme mais proclamation et témoignage, et qu’elle exige aussi franchise et liberté évangélique pour s’en aller, en soulignant la responsabilité d’avoir refusé le message du Salut, sans condamnation ni malédiction.

Si la mission de l’Église est vécue en ces termes, elle sera alors caractérisée par la joie, à l’image des soixante-douze disciples envoyés, que rapporte Saint-Luc. Il ne s’agit pas d’une joie éphémère qui viendrait du succès de la mission, mais bien d’une joie enracinée dans la promesse que, comme le dit Jésus, « vos noms se trouvent inscrits dans les cieux ».

De plus, une joie intérieure et indestructible est étroitement liée à la mission que Jésus confie à chacun de nous.

Cette joie intérieure et indestructible, c’est celle qui vient de la conscience d’avoir été appelé par Dieu à suivre son Fils, c’est-à-dire, la joie d’être ses disciples. Chacun de nous peut penser au nom qu’il a reçu le jour de son baptême, un nom « inscrit dans les cieux ». C’est la joie de ce don qui fait de chaque disciple un missionnaire, celui qui marche en compagnie du Seigneur Jésus, qui apprend de Lui à se dépenser sans réserve pour les autres, libre de lui-même et de ses propres biens. Nous chrétiens, il nous revient en tant que devoir, de marcher résolument et avec amour sur les sentiers de la mission frayés par le Maître-même de la mission, Jésus-Christ.

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