juillet 19, 2019
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Coupe d’Afrique des nations de football ÉGYPTE 2019 : Jeu et enjeux pour le sport-roi

Coupe d’Afrique des nations de football ÉGYPTE 2019

Jeu et enjeux pour le sport-roi

 

La 32e édition de la Coupe d’Afrique des nations démarre en Égypte le 21 juin 2019 en pleine compétition de la Coupe du monde féminine. Le Bénin prend part pour la quatrième fois à la course pour la conquête du trophée continental. Dans le passé, les Écureuils n’ont pas réussi à franchir le cap du premier tour. C’est là le défi qui s’impose à notre Onze national dans la mesure où le sport apparaît de plus en plus comme un vecteur de valeurs pour la jeunesse. Ce dossier présente un tour d’horizon sur les enjeux du football au Bénin et dans le monde avec en toile de fond la participation active de la gent féminine au sport-roi.

►  « La qualification du Bénin siffle la fin des années sombres de notre football »

 (Interview de M. Oswald Homéky, ministre du tourisme, de la culture et des sports)

À quelques heures du démarrage de la compétition sportive panafricaine à laquelle prend part l’équipe nationale du football du Bénin pour la quatrième fois, le ministre du tourisme, de la culture et des sports, Oswald Homéky, se veut rassurant. Au-delà de l’Égypte 2019, il reste persuadé que  des moyens conséquents et une excellente gouvernance relanceront les clubs du football béninois dans la durée.

(Propos recueillis par Alain SESSOU)

 

La Croix du Bénin : Monsieur le ministre, qu’est-ce qui vous a le plus marqué lors de la phase éliminatoire qui a consacré la qualification de l’équipe nationale du football du Bénin (Les Écureuils) pour la Can 2019 ?

 

Oswald Homéky : Tous les matchs de la phase éliminatoire ont été des moments sportifs très intenses pour notre équipe nationale et les supporters. Mais le match de la dernière journée au stade Général Mathieu Kérékou a été un moment particulier. Face aux Éperviers du Togo, les Écureuils ont montré leur rage de vaincre. Cette victoire qui nous a conduits à la qualification à la Coupe d’Afrique des Nations (Can) est inoubliable ! Cette qualification siffle la fin des années sombres de notre football. De la crise à la qualification à la Can, que de chemin parcouru ! Tous les acteurs du football saluent le retour du Bénin dans le concert des nations sportives. L’intérêt médiatique pour notre équipe nationale a connu un rebond remarquable.

Pour cette participation à la 32e édition de la Can, Monsieur le ministre, quels sont vos craintes et espoirs pour les Écureuils du Bénin ?

Les Écureuils du Bénin évolueront dans une poule où il y a le Ghana, la Guinée Bissau et le Cameroun. C’est un groupe difficile, mais notre sélection nationale a des arguments. Grâce à Michel Dussuyer, qui connaît bien le Bénin et l’équipe, les Écureuils affinent leur jeu et font preuve d’une cohésion de groupe. Je puis affirmer que notre équipe nationale aborde la compétition sans complexe et avec l’envie de faire de bons résultats.

Dites-nous enfin monsieur le ministre, ce que vous envisagez pour l’équipe nationale de football après la Can 2019 et pour le développement du football au Bénin dans les années à venir ?

Grâce à une collaboration efficace avec le Comité exécutif de la Fédération béninoise de football (Fbf), les joueurs bénéficient de bonnes conditions de préparation au Maroc. Vous avez remarqué l’engouement suscité par leurs prestations lors des rencontres amicales face à la Guinée et à la Mauritanie.

Le gouvernement a pris toutes les dispositions afin que les primes des joueurs soient payées. J’ai donné toutes les instructions dans ce sens. L’effort des joueurs ne doit pas être plombé par des lenteurs liées au paiement des primes. C’est une question importante.

Le Gouvernement met des moyens importants pour le développement du football au Bénin. Et veille en même temps à l’amélioration de la gouvernance.

Cette année, chaque club de Ligue 1 a reçu dix millions de francs Cfa , ceux de Ligue 2 six millions, et pour ceux de Ligue 3, c’est 4 millions. Cette subvention augmentera au fil des années. C’est l’option du Gouvernement. Nous restons persuadés que des moyens conséquents et une excellente gouvernance relanceront nos clubs et notre football dans la durée.

 

  Coupe du monde féminine de football : prestation moyenne des équipes africaines

 

Depuis le 7 juin 2019, le ballon rond est à l’honneur aux pieds des femmes pour la compétition mondiale en France. Dans cette huitième édition du mondial de football féminin, les équipes africaines n’ont pas encore comblé les attentes.

 

La Coupe du monde de football féminin a démarré le 7 juin 2019 en France avec 24 équipes en lice dont trois équipes africaines : le Nigeria, le Cameroun et l’Afrique du Sud.

Habituées à la grande compétition, les Nigérianes n’ont jamais manqué une phase finale de la Coupe du monde féminine depuis sa création en 1991. Mieux, en 1999, elles ont réussi à atteindre les quarts de finale. Cette année, malgré leur victoire sur les Sud-Coréennes (2-0), les championnes d’Afrique ont été dominées par la Norvège et la France. Leur attaquante vedette Asisat Oshoala, Joueuse Africaine de l’Année en 2014, 2016 et 2017, ainsi que Thomas Dennerby leur expérimenté entraîneur, ont laissé le continent africain sur sa soif. Les Super Falcons ont terminé 3e de leur groupe et se qualifie pour le second tour, au bout du suspense à la fin du dernier match de la phase de groupe, entre le Chili et la Thaïlande.

Les Banyana Banyana de la Sud-Afrique, quant à elles, ont entretenu l’espoir avec la talentueuse Thembi Kgatlana, Joueuse Africaine de l’Année 2018. Le magnifique but qu’elle a mis contre l’Espagne sera le premier et le dernier de la compétition pour toute l’équipe. Les Banyana Banyana se heurteront aux Espagnoles, aux Chinoises et aux Allemandes qui n’ont rien laissé sur leur passage. Avec leur première participation, sous la direction de la sélectionneuse Desiree Ellis, pionnière du football dans son pays, Janine van Wyk, Thembi Kgatlana et leurs coéquipières sortent dernières de leur poule et quittent la compétition sans engranger un seul point. Quant aux Lionnes Indomptables du Cameroun, qui sont à leur deuxième participation, elles n’ont  pas non plus impressionné. Elles se sont laissées dompter dans le groupe E par les Canadiennes et les Néerlandaises. Mais leur victoire étriquée sur la Nouvelle Zélande (2-1) les propulse au second tour. Une qualification in extremis à la dernière seconde du temps additionnel (96e mn) grâce au superbe second but de Ajara Nchout qui a signé un doublé exceptionnel.

Ainsi deux équipes africaines ont réussi à passer le cap du premier tour, portant ainsi l’espoir de tout un continent pour la suite de la compétition.

Stanislas AMOUSSOU

 Assainir l’environnement pour susciter la passion des filles

 Jouer au football est une passion pour tous. Cependant, elles sont rares, les femmes qui possèdent cette qualité comme Wilhelmine Houénou, une ancienne star du football au Bénin. Cette passionnée du cuir rond et plaide pour l’assainissement de l’environnement du football féminin au Bénin.

 

Taille moyenne, de teint noir, souriante, et âgée de 35 ans, Wilhelmine Houénou est passionnée de football. À 11 ans, elle joue son premier match officiel grâce aux encouragements des membres de sa famille. « Dans ma famille, nous sommes tous des sportifs. J’ai deux frères qui jouent au football. Mon père est un ancien joueur de foot et ma mère, une athlète », déclare-t-elle. Elle n’échappe pas aux préjugés sur le football féminin au Bénin : « Le foot étant un domaine réservé aux hommes, je suis admirée par certaines personnes et mal vue par d’autres ». « Quand on est passionnée, on ne fait pas attention aux regards et aux pensées perverses des autres », lance-t-elle avec enthousiasme. « Au moment où mes camarades sont en cours, moi, je suis en voyage pour les tournois. Le foot a fait retarder mon cursus scolaire. J’ai continué mes études jusqu’en 2e année de marketing », confie-t-elle. Malgré le manque de soutien de l’État béninois au football féminin, l’ancienne joueuse et les membres de son équipe se battaient des pieds et des mains pour participer aux championnats internationaux. « Il n’y a pas d’argent dans le football béninois. Lorsque j’étais en activité, l’État ne nous subventionnait pas. Mais le football est un jeu et quand on est passionnée, on a le plaisir de jouer sur une pelouse », affirme-t-elle. « Les championnats sont mal organisés, nous ne sommes pas salariées. Nous percevions uniquement des primes de 10 mille francs après nos matchs officiels », déclare-t-elle. Le 1er août 2016, elle fait ses adieux aux stades après un match à la fin duquel le chef de l’État béninois félicite son équipe pour sa prestation. « C’est à la fin de ce match que j’ai reçu le montant le plus élevé des primes de toute ma carrière : 25 mille francs Cfa », explique-t-elle. Actuellement fiancée à un footballeur, elle s’occupe de l’avenir de sa famille. Wilhelmine Houénou suggère aux dirigeants « de mettre de l’ordre dans le football féminin au Bénin. Car il y a beaucoup de filles passionnées qui sont découragées ». Elle souhaite que le football féminin soit davantage valorisé au Bénin afin que l’équipe féminine soit reconnue à l’international à l’image des Écureuils.

Nelly HOUNWANOU & Ferrante GNIMADI (STAGIAIRES)


Repères sur le football féminin

 A la suite du renouveau du football féminin dans le monde, des compétitions calquées sur le modèle masculin ont été instaurées avec des championnats nationaux, des épreuves internationales de clubs et d’équipes nationales. Au Bénin, il existe un championnat de football féminin qui pourvoit l’équipe de football féminin de joueuses. Son premier match officiel est une rencontre face au Malawi,  le 19 février 2006 pour le compte des qualifications pour la Coupe du monde de football féminin. Malheureusement, l’équipe ne franchit pas le cap.


 

Le sport moderne, vecteur de valeurs pour la jeunesse

Le sport moderne, né au XIXe siècle est la codification des jeux qui existaient auparavant. Dès l’origine, il a été considéré comme un vrai outil d’éducation. Par exemple, le football à sa création, dans les écoles publiques britanniques, avait pour but de réduire la violence des élèves et leur apprendre la discipline et le respect de l’autre, dans des établissements qui étaient marqués par des violences récurrentes. Dans cette même dynamique, la gymnastique moderne, née dans les mêmes années, visait la droiture physique (redresser le corps) pour amener à la droiture morale. Ainsi, dès le départ, la pratique du sport est un vecteur de vertus et de valeurs pour l’homme et en particulier pour les jeunes. En plus du fait qu’il contribue au bien-être physique et mental de l’athlète, le sport permet le dépassement de soi, le respect des règles, l’esprit d’équipe, le respect de l’autre. Ce sont là quelques vertus parmi tant d’autres qui font du sport un excellent outil d’éducation du corps et de l’esprit de l’être humain.

Le dépassement de soi

L’intérêt supérieur du sport et de la compétition demande efforts et sacrifices : regarder un cycliste grimper la paroi d’une montagne pendant Le Tour de France, ou admirer un Usain Bolt s’astreindre à tous les efforts pour battre un record personnel aux mondiaux d’athlétisme, montrent combien l’esprit de compétition lié au sport favorise le dépassement de soi. Il aide le sportif à donner le meilleur de lui-même. D’abord surtout dans les sports d’équipe, mais aussi dans les sports individuels comme le tennis, le sens du sacrifice est très présent. Cet esprit de dépassement de soi permet une éducation de la volonté et une ascèse.

Toutefois, cette vertu du sport peut être détournée de son objectif. De fait, l’esprit de compétition dépasse largement le cadre du sport ; il est très présent dans la société moderne, encouragé dans la publicité et dans l’entreprise… au point que l’exploitation médiatique des performances peut conduire au dopage de certains athlètes de haut niveau, qui n’hésitent  pas à tricher avec leur réel potentiel.

Le respect des règles

Le sport favorise aussi le respect des règles. Pour jouer au football, il faut respecter les règles, les lois du jeu fixées par la fédération internationale de football (Fifa). Si vous faites une partie de foot sans règle ni arbitre, la partie dégénère vite au bout de dix minutes. Par contre, si vous faites une partie avec une règle et un arbitre respectueux de la règle, le plaisir de jouer peut durer deux fois quarante-cinq minutes.

En principe, dans tout sport l’intelligence des règles est indispensable pour que le duel soit équitable. Pourtant, il y a une certaine culture du sport qui favorise la tricherie. Par exemple dans le monde du foot, certains cherchent à simuler des fautes, induire l’arbitre en erreur dans le seul but de gagner. Mais cela ne participe pas de l’esprit du jeu qui nécessite le respect des règles. Il y va de l’esprit de la vraie compétition.

L’esprit d’équipe

« You’ll never walk alone » (Tu ne marcheras jamais seul) chantent les supporters du club de Liverpool. C’est la devise de ce club anglais de football, récemment vainqueur de la prestigieuse Ligue des Champions d’Europe. En effet, dans le sport, le collectif est fondamental. Nous connaissons beaucoup d’équipes regorgeant d’individualités de haut niveau mais qui n’arrivent pas à gagner des compétitions. Parallèlement, des formations qui développent l’esprit d’équipe dans leur jeu parviennent à gagner de grandes compétitions sportives, comme l’Allemagne à la Coupe du monde 2014 au Brésil.

En fait, le ballon qu’il soit rond ou oval n’avance que par un mouvement collectif. Et le grand joueur est celui qui sauve son équipe et non celui qui vise à tout prix des performances individuelles, telles que le Ballon d’Or dans le football. Voir par exemple sur le terrain des joueurs se faire des passes, c’est comme une chorégraphie ; cela est une vraie leçon d’humilité et de solidarité. Le sport amène ainsi chaque joueur à apprendre à faire confiance à ses coéquipiers. « Une équipe…c’est-à-dire une réunion d’hommes qui, s’étant perfectionnés individuellement, harmonisent leurs efforts en vue d’atteindre le même but, qui obéissent à une autorité librement acceptée », avait précisé Jules Rimet, fondateur de la Coupe du monde de football, en 1928. Cet esprit d’équipe conduit également au respect de l’autre.

Le respect de l’autre

Cette valeur est déterminante pour une bonne cohésion du groupe. Elle favorise la fraternité. Le respect envers ses coéquipiers et également les autres concurrents est ce qui donne un sens au jeu. C’est une marque de loyauté envers les autres et envers soi-même. Dans ce sens la pratique du sport nous éduque à l’acceptation de l’adversité. Celle-ci me révèle, me fait grandir, m’oblige à m’élever au-dessus de moi-même. Cela suppose qu’on accepte de perdre.

Par ailleurs, faire du sport avec les autres m’apprend que la joie de gagner ne devrait pas être le signe d’un esprit de domination, mais d’une fraternité entre sportifs, gagnants et perdants. Le sport est merveilleux pour développer la fraternité.

Bien sûr, il ne faut pas idéaliser le sport. Car nous remarquons aujourd’hui combien les dérapages financiers, les frasques de certains joueurs, l’argent facile (certains salaires mirobolants, le montant des transferts faramineux, et les suspicions de corruption éclaboussant les instances dirigeantes comme la Fifa ou la Fia) peuvent faire perdre son esprit au jeu.  Mais cela n’enlève rien aux vertus du sport moderne si elles sont bien valorisées. Comme l’a indiqué ce grand sportif qu’était Saint Jean Paul II, gardien de but dans sa jeunesse, « la finalité du sport est d’accomplir le geste le plus juste ».

Igor G. BIDOUZO (PROFESSEUR DE SPORT)

Rencontre amicale de football féminin dans le vicariat forain de Ouidah

 

Lundi 10 juin 2019, s’est tenue sur la paroisse Sainte Catherine de Sienne de Tokpadomè la nouvelle édition de la journée vicariale de la jeunesse de Ouidah.

Au nombre des grandes activités ayant meublé cet événement, figure un match de football féminin au plan inter paroissial. Ont donc pris part à ce rendez-vous de communion fraternelle, une dizaine de paroisses du Vicariat forain de Ouidah dont la Basilique Immaculée Conception de Ouidah.

Devant un public impressionnant de jeunes très enthousiastes, une dizaine de jeunes dames, en provenance des paroisses du vicariat forain de Ouidah, ont démontré leurs talents de joueuses sur la pelouse verte de la paroisse Sainte Catherine de Sienne de Tokpadomè dans le département de l’Atlantique.

Débutée, en effet, aux environs de 16h, cette rencontre amicale de football féminin aura particulièrement marqué cette nouvelle édition de la journée vicariale de la jeunesse de Ouidah, lieu de célébration de la communion fraternelle. Une première dans l’histoire du vicariat forain de Ouidah, cette compétition amicale de football féminin interparoissial aura été l’occasion pour promouvoir des talents, notamment chez les filles, heureuses de participer à cette compétition. Elles ont réussi à séduire le public par la qualité de leur jeu de combinaison et d’endurance.

Au terme de cette rencontre amicale âprement disputée, des trophées ont été remis à chacune des quatre équipes de joueuses. Celles-ci étaient composées, en effet, chacune, de l’association de plusieurs paroisses dudit vicariat, notamment les paroisses Sainte Marie-Madeleine de Dékanmè, Sainte Trinité d’Atchakanmey, Saint Antoine de Padoue de Sègbohouè et bien d’autres.

Parallèlement à cette cérémonie de remise de trophées, présidée par le père Ulrich Aouansou,  curé de la paroisse Sainte Catherine de Sienne de Tokpadomè, des jeunes finalistes d’une course de relais sur 400m ont reçu également des prix  pour la grande joie des centaines de jeunes participants à la journée vicariale de la jeunesse de Ouidah.

Père Serge AINADOU (DIRECTEUR ADJOINT DE JEUNESSE BONHEUR)


Quelques dates du football au Bénin et dans le monde

  • 1904 : Création de la Fédération internationale de football association (Fifa)
  • 1930 : Organisation de la première Coupe du monde masculine en Uruguay, remportée par le pays hôte
  • 8 février 1957 : Création de la Confédération africaine de football (Caf)
  • 1957 : Organisation de la première édition de la Coupe d’Afrique des nations, remportée par les Pharaons d’Égypte
  • 8 novembre 1959 : Premier match officiel du Dahomey (Nigeria Vs Dahomey : 1-0)
  • 1962 : Fondation de la Fédération dahoméenne de football
  • 1974 : Participation du Dahomey aux tours préliminaires de la Coupe du monde 1974
  • 1991 : Organisation de la première Coupe du monde féminine en Chine, dont les États-Unis sortent vainqueur
  • 2004 : Première participation du Bénin à la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations (Can) en Tunisie
  • 2008 : Deuxième participation du Bénin à la phase finale de la Can en Angola
  • 2010 : Crise au sein de la Fédération béninoise de football
  • 2010 : Troisième participation du Bénin à la phase finale de la Can au Ghana
  • 2012 : Fin de la crise à la Fédération béninoise de football
  • 2018 : Élection du nouveau bureau de la Fédération béninoise de football
  • 2019 : Qualification des Écureuils à la Can Égypte

 

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