juillet 19, 2019
Jeunesse

Comment bien vivre l’Adolescence ?

Jeunesse

Comment bien vivre l’Adolescence ?

De sa naissance à sa mort, l’être humain traverse diverses étapes de vie parmi lesquelles figure la Jeunesse. Mais cette dernière s’amorce via l’adolescence considérée comme étant une période charnière et transitoire devant être bien vécue, car structurant la personnalité d’un individu. Pour en savoir davantage, suivons les explications du père Bertrand Tomètin Kossoukpé, aumônier diocésain de l’Enfance Missionnaire de l’archidiocèse de Cotonou.

(Interview réalisée par Monaliza Paloma HOUNNOU)

  1. Comment se définit l’Adolescence et en quoi se distingue-t-elle de la Jeunesse ?

Du latin adolescere qui signifie grandir, l’adolescence est une phase du développement humain physique et mental qui se produit pendant la période de la vie humaine s’étendant de la puberté jusqu’à l’âge adulte. Quant à la Convention des droits de l’enfant des Nations unies, elle la définit comme la période allant de 10 à 19 ans. Le début de l’adolescence est donc marqué par le début de la puberté qui  est un processus biologique enclenché par des hormones et faisant apparaître les caractères sexuels secondaires. De ce fait, l’adolescent n’est plus un enfant et il n’est pas encore un adulte, non plus. Il est plutôt un adulte en devenir qui cherche alors à s’exprimer de toutes les manières pour gérer sa crise de personnalité. En effet, l’adolescence ou l’âge par excellence de l’intérêt pour les valeurs, se distingue de la jeunesse simplement par le fait que l’adolescent est encore un jeune en devenir. À défaut de fixer un âge précis pour l’entrée dans la jeunesse, disons simplement que l’adolescent, quelles que soient ses capacités, a toujours besoin de ses parents pour le guider. Or, le jeune, à cause de sa proximité d’avec la maturité, peut déjà apprendre à voler de ses propres ailes. Toutefois, il existe des cas d’adolescents précoces et d’adolescents retardés.

2. En quoi l’Adolescence peut-elle être l’antichambre de la Jeunesse ?

L’adolescence prépare à la jeunesse. L’antichambre étant considérée comme une pièce d’entrée qui donne accès aux autres pièces, l’adolescence est bel et bien l’antichambre de la jeunesse comme l’enfance est l’antichambre de l’adolescence. Sachant bien qu’il n’y a pas de générations spontanées, c’est l’adolescent d’aujourd’hui qui devient le jeune de demain. Face à cela il faut simplement bien vivre chaque étape de sa vie sans vouloir se presser. Imaginez un visiteur qu’on reçoit dans l’antichambre, le temps de l’installer au salon. Mais sans attendre le guide qui doit l’introduire, il traverse le salon et se retrouve dans la chambre à coucher. Quelle humiliation vat-il subir ? Par contre, le visiteur qui attend tranquillement dans l’antichambre pourra accéder en son temps, aux autres pièces sous la conduite du guide. C’est pareil pour l’adolescent qui veut brûler les étapes de sa vie et au lieu d’attendre le moment opportun, il voudra tout faire en même temps. En se comportant ainsi, il commettra des erreurs parfois irréparables de sa vie et il en gardera des séquelles peutêtre durant toute son existence.  Alors que l’ado qui respecte les différentes étapes, sera heureux de découvrir les choses que son âge et sa raison lui permettent de voir, ce qui ne lui causerait aucun dommage. Remarquons que l’adolescent peut se mettre avec les jeunes et même avec les adultes, mais ce n’est pas pour autant qu’il est jeune ou adulte. Il doit donc apprendre à devenir jeune, en observant bien ceux qui le sont déjà aujourd’hui. En somme, une adolescence mal vécue peut conduire à une jeunesse problématique et à un âge adulte déséquilibré.

3. Que doit donc faire un adolescent pour bien traverser cette étape de sa vie de sorte à en réussir toutes les autres ?

Être adolescent n’est pas un crime ni un péché, mais c’est juste une étape dans la vie qu’il faut savoir meubler. Pour ce faire, chers amis ados, vivez naturellement votre adolescence et apprenez à être vous-mêmes. C’est une période pendant laquelle l’on veut avoir beaucoup d’amis et l’on voudrait toujours se comparer à eux, leur montrer qu’on est plus fort, plus beau ou plus belle. C’est normal, mais cela ne doit pas vous amener à commencer par voler, par mentir ou par manquer de respect à vos parents. Mettez en pratique ces quelques conseils :  avoir confiance en soi-même et savoir qu’on est différent des autres ; cultiver son être intérieur et sa relation personnelle avec Dieu. Avoir une vie de prière et de fréquentation régulière des sacrements et se laisser former ; être sincère envers soi-même et envers les autres ; aimer le travail bien fait et donner priorité à ses études en sachant qu’on a toute la vie pour faire des expériences. Et aussi, tout faire pour avoir ses parents comme premiers sur la liste de ses amis. Propreté-Travail-Obéissance (PTO). Voilà trois astuces pour bien vivre l’adolescence. En  effet, l’adolescent doit d’abord être propre, laver ses vêtements, se laver régulièrement, maintenir son milieu de vie propre et savoir qu’on peut être pauvre et être à la page. Ensuite, par le travail, l’ado peut se faire facilement beaucoup d’amis tout en assurant en même temps son avenir, pas donc de place pour la paresse. Enfin, un ado obéissant peut toujours se tirer d’affaire parce que ce sont les adultes eux-mêmes qui prendront sa défense, chaque fois qu’il agira mal. Par ailleurs, l’adolescent doit aussi apprendre à s’excuser et à puiser ses forces dans la prière quotidienne.


Les maux de ma foi

Qui appelle-t-on un avocat du diable ?

Un avocat du diable ou encore appelé « promotor fidei » ou « promoteur de la foi » ou encore « promoteur de justice » est un prêtre qui est chargé d’argumenter contre la canonisation d’un candidat. L’avocat du diable n’est donc pas une mauvaise personne qui serait comme le diable et chercherait à faire échouer la cause de canonisation d’un futur saint, par exemple. Loin s’en faut ! On parle d’avocat du diable pour désigner précisément, dans les cas de cause de procès de béatification ou de canonisation d’un baptisé défunt, une personne présentant un contre-argument à la position d’un autre débatteur parfois selon la méthode dialectique. Ce processus peut permettre de tester la qualité de l’argument original et de présenter ses faiblesses à son défenseur. Aussi cherchet-il tout ce qui peut être un obstacle à la canonisation du candidat ou reconnu comme un défaut empêchant toute reconnaissance de l’Église. Une telle méthodologie scientifique permet d’être le plus objectif possible dans le procès de canonisation.

Père Francis ADIMOU (Aumônier de la jeunesse de l’Archidiocèse de Cotonou)

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