octobre 19, 2019
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53e JOURNEE MONDIALE DES COMMUNICATIONS SOCIALES : Redécouvrir le potentiel positif de l’Internet

53e Journée MONDIALE des Communications sociales

Redécouvrir le potentiel positif de l’Internet

Partie de la rencontre entre Dieu et les hommes, la communication au fil des ans a pris des facettes multiformes au point de susciter parfois des inquiétudes dans la société, avec l’avènement des réseaux sociaux. D’où la préoccupation du Saint Père qui place la célébration de la Journée mondiale des communications sociales de cette année sous le thème : « Nous sommes membres les uns des autres : Des communautés de réseaux sociaux à la communauté humaine ». Ce qui justifie les défis et difficultés que vivent les structures de communications au niveau local mais auxquels elles doivent faire face.

  La communication prend sa source de la rencontre entre Dieu et les hommes

La Journée mondiale des communications sociales est célébrée chaque année le dimanche après l’Ascension du Seigneur que nous fêtons ce jeudi 30 mai 2019. En effet cette célébration exprime la parfaite communication entre Dieu et l’humanité, le Christ ayant introduit notre nature humaine dans le sein de Dieu. Cette communication a commencé dans le sein de la Vierge Marie par l’incarnation du Verbe éternel de Dieu, Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai Homme. C’est cette Bonne Nouvelle que Marie annonce à sa cousine Élisabeth et que nous célébrons ce vendredi 31 Mai, en la fête de la Visitation, mystère de communication de Dieu à l’humanité et aussi des hommes entre eux.

Les grâces qu’elle reçoit dans son Fiat à l’ange Gabriel (Luc 1, 26-39), elle les déploie pleinement à la Visitation. En effet, mue par la charité, Marie rend visite à sa cousine, à qui le Seigneur a fait l’œuvre merveilleuse de conception de Jean-Baptiste, à un âge avancé. La servante du Seigneur monte alors chez Zacharie pour être aux côtés de sa cousine. Marie rencontre Élisabeth et à peine sa salutation retentit-elle aux oreilles d’Élisabeth, que l’enfant qu’elle porte tressaille en elle. Alors aussitôt Élisabeth remplie de l’Esprit Saint déclare Marie « bénie entre toutes les femmes ». La Visitation est donc un mystère où se résument toutes les dimensions du salut apporté par Jésus : une charité attentive aux besoins du prochain ; la joie d’un cœur ouvert au projet de Dieu ; une clairvoyance sur la mission de Jésus et la nôtre.

De fait, par son Ascension, Jésus ressuscité achève son œuvre de rédemption. Le sens dernier de cette Ascension est l’entrée de l’humanité dans la vie trinitaire. C’est notre humanité qui apparaît sainte et immaculée dans l’éclat de la Résurrection (Ep. 2, 6). Jésus, Tête de l’Église nous précède dans le royaume glorieux du Père pour que nous, membres de son Corps, vivions dans l’espérance d’être un jour éternellement avec lui. Monté au ciel, il nous rend participants de sa divinité. C’est pour concrétiser cette volonté du Père que le Christ, après sa mission sur la terre, confia à ses Apôtres l’immense tâche de la communication de la Bonne Nouvelle : « Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé » (Mt 28, 19-20).

Cette mission confiée à l’Église est d’être, comme Marie, témoin de l’Amour de Dieu pour tous les hommes. C’est ce qu’exprime l’instruction pastorale “Communio et progressio” : « l’église considère les moyens de communication comme des “dons de Dieu”. Selon l’intention de la Providence, ils doivent engendrer entre les hommes des rapports fraternels, susceptibles de favoriser son dessein de salut ».

Stanislas Amoussou

  « Nous sommes membres les uns des autres »

Des communautés de réseaux sociaux à la communauté humaine

(Message du Pape François à l’occasion de la 53e Journée mondiale des communications sociales, le 2 juin 2019)

Chers frères et sœurs,

Depuis l’avènement de l’Internet, l’Église a toujours cherché à en promouvoir l’utilisation au service de la rencontre entre les personnes et de la solidarité entre tous. Avec ce Message, je voudrais vous inviter une fois de plus à réfléchir sur le fondement et l’importance de notre être-en-relation et à redécouvrir, dans l’immensité des défis du contexte actuel de la communication, le désir de l’homme qui ne veut pas rester dans sa solitude.

Les métaphores du “réseau” et de la “communauté”

L’environnement des médias est aujourd’hui tellement envahissant qu’on ne peut le distinguer de la sphère de la vie quotidienne. Le réseau est un atout de notre temps. C’est une source de connaissances et de relations naguère impensables. De nombreux experts, cependant, à propos des transformations profondes imprimées par la technologie aux logiques de production, de circulation et d’utilisation des contenus, soulignent également les risques qui menacent la recherche et le partage d’une information authentique à l’échelle globale. Si l’Internet représente une possibilité extraordinaire d’accès au savoir, il est également vrai qu’il s’est avéré l’un des lieux les plus exposés à la désinformation et à la distorsion consciente et ciblée des faits et des relations interpersonnelles, qui souvent prennent la forme de discrédit.

Il faut reconnaître que les réseaux sociaux, s’ils servent d’une part à nous relier davantage, à nous permettre de nous retrouver et de nous entraider, de l’autre ils se prêtent aussi à une manipulation de données personnelles, visant à obtenir des avantages politiques ou économiques, sans le respect dû à la personne et à ses droits. Parmi les plus jeunes, les statistiques révèlent qu’un message sur quatre est mêlé à des épisodes de cyber-harcèlement (Pour endiguer ce phénomène un Observatoire international sur le cyber-harcèlement sera créé, avec son siège au Vatican).

Dans la complexité de ce contexte, il peut être utile de réfléchir à nouveau sur la métaphore du réseau mis initialement à la base de l’Internet, pour en redécouvrir le potentiel positif. L’image du réseau nous invite à réfléchir sur la multiplicité des parcours et des nœuds qui en assurent la solidité, en l’absence d’un centre, d’une structure hiérarchique, d’une organisation de type vertical. Le réseau fonctionne grâce à la coparticipation de tous les éléments.

Ramenée à la dimension anthropologique, la métaphore du réseau rappelle une autre figure riche de significations : celle de la communauté. Une communauté est d’autant plus forte qu’elle est cohésive et solidaire, animée par des sentiments de confiance et poursuivant des objectifs partagés. La communauté comme réseau solidaire requiert l’écoute mutuelle et le dialogue, basé sur l’utilisation responsable du langage.

Il est évident pour tous que, dans le contexte actuel, la communauté des réseaux sociaux n’est pas automatiquement synonyme de communauté. Dans le meilleur des cas, les communautés réussissent à montrer cohésion et solidarité, mais elles ne restent souvent que des agrégats d’individus qui se reconnaissent autour d’intérêts ou d’arguments caractérisés par des liens faibles. En outre, dans le Web social trop souvent l’identité est basée sur l’opposition à l’autre, à l’étranger, au groupe : on se définit à partir de ce qui divise plutôt que de ce qui unit, laissant cours à la suspicion et à l’explosion de toutes sortes de préjugés (ethniques, sexuels, religieux et autres). Cette tendance alimente des groupes qui excluent l’hétérogénéité, qui nourrissent, également dans l’environnement numérique, un individualisme effréné qui finit parfois par fomenter des spirales de haine. Ce qui devrait être une fenêtre sur le monde devient ainsi une vitrine dans laquelle certains exhibent leur  propre narcissisme.

Le réseau est une occasion pour promouvoir la rencontre avec les autres, mais il peut également renforcer notre auto-isolement, telle une toile d’araignée susceptible de piéger. Les enfants se trouvent les plus exposés à l’illusion que le Web social puisse pleinement les satisfaire au plan relationnel, jusqu’au phénomène dangereux des jeunes « ermites sociaux » qui courent le risque de se rendre complètement étranger, à la société. Cette dynamique dramatique révèle une faille sérieuse dans le tissu relationnel de la société, une lacération que nous ne pouvons ignorer.

Cette réalité multidimensionnelle et insidieuse pose diverses questions de caractère éthique, social, juridique, politique, économique, et interpelle aussi l’Église. Tandis que les gouvernements cherchent des voies de réglementation légale pour sauver la vision originelle d’un réseau libre, ouvert et sécurisé, nous avons tous la possibilité et la responsabilité d’en favoriser une utilisation positive.

Il est clair qu’il ne suffit pas de multiplier les connexions pour faire augmenter également la compréhension mutuelle. Comment retrouver, par conséquent, la vraie identité communautaire en ayant conscience de la responsabilité que nous avons les uns envers les autres aussi sur le réseau en ligne ?

“Nous sommes membres les uns des autres”

Une réponse possible peut être esquissée à partir d’une troisième métaphore, celle du corps et des membres, que Saint Paul utilise pour parler de la relation de réciprocité entre les personnes, fondée dans un organisme qui les unit. « Débarrassez-vous donc du mensonge, et dites la vérité, chacun à son prochain, parce que nous sommes membres les uns des autres. » (Ep 4, 25). Être membres les uns des autres est la motivation profonde avec laquelle l’Apôtre exhorte à se débarrasser du mensonge et à dire la vérité : l’obligation de garder la vérité découle de la nécessité de ne pas nier la relation réciproque de la communion. La vérité, en fait, se révèle dans la communion. Le mensonge au contraire est un refus égoïste de reconnaître la propre appartenance au corps ; c’est le refus de se donner aux autres, perdant ainsi la seule voie de se retrouver soi-même.

La métaphore du corps et des membres nous amène à réfléchir sur notre identité, qui est basée sur la communion et sur l’altérité. Comme chrétiens, nous nous reconnaissons tous membres de l’unique corps dont le Christ est la tête. Cela nous aide à ne pas voir les personnes comme des concurrents potentiels, mais à considérer même les ennemis comme des personnes. Il n’y a plus besoin de l’adversaire pour se définir soi-même, parce que le regard d’inclusion que nous apprenons du Christ nous fait découvrir l’altérité d’une nouvelle manière, comme partie intégrante et condition de la relation et de la proximité.

Une telle capacité de compréhension et de communication entre les personnes humaines a son fondement dans la communion de l’amour entre les Personnes divines. Dieu n’est pas Solitude, mais Communion ; Dieu est Amour, et donc communication, parce que l’amour communique toujours, et bien plus se communique soi-même pour rencontrer l’autre. Pour communiquer avec nous et pour se communiquer à nous Dieu s’adapte à notre langage, établissant dans l’histoire un véritable dialogue avec l’humanité (cf. Conc. Vat. II, Const. dogm. Dei Verbum, 2).

En vertu de notre être créé à l’image et à la ressemblance de Dieu qui est communion et communication-de-soi, nous portons toujours dans le cœur la nostalgie de vivre en communion, d’appartenir à une communauté. « Rien, en fait – affirme Saint Basile -, n’est plus conforme à notre nature que de nous fréquenter mutuellement, d’avoir besoin les uns des autres » (Les Grandes Règles, III, 1: PG 31, 917° ; cf. Benoît XVI, Message pour la 43e Journée mondiale des Communications Sociales, 2009).

Le contexte actuel nous appelle tous à investir dans les relations, à affirmer aussi sur le réseau et à travers le réseau le caractère interpersonnel de notre humanité. À plus forte raison nous, chrétiens, sommes appelés à manifester cette communion qui est la marque de notre identité de croyants. La foi elle-même, en fait, est une relation, une rencontre ; et sous la poussée de l’amour de Dieu, nous pouvons communiquer, accueillir et comprendre le don de l’autre et y correspondre.

C’est la communion à l’image de la Trinité qui distingue la personne de l’individu. De la foi en un Dieu qui est Trinité, il découle que, pour être moi-même, j’ai besoin de l’autre. Je suis vraiment humain, vraiment personnel, seulement si je me mets en relation avec les autres. Le terme de personne désigne en fait l’être humain comme « visage», face à l’autre, engagé avec les autres. Notre vie grandit en humanité avec le passage du caractère individuel à celui personnel; l’authentique chemin d’humanisation va de l’individu qui perçoit l’autre comme un rival, à la personne qui le reconnaît comme un compagnon de voyage.

Du « j’aime » à l’« Amen »

L’image du corps et des membres nous rappelle que l’utilisation du Web social est complémentaire de la rencontre en chair et en os, qui vit à travers le corps, le cœur, les yeux, le regard, le souffle de l’autre. Si le réseau est utilisé comme une extension ou comme une attente d’une telle rencontre, alors il ne se trahit pas et demeure une ressource pour la communion. Si une famille utilise le réseau pour être plus connectée, pour ensuite se réunir à table et se regarder dans les yeux, alors c’est une ressource. Si une communauté ecclésiale coordonne sa propre activité à travers le réseau, pour ensuite célébrer l’Eucharistie ensemble, alors c’est une ressource.

Si le réseau est une occasion pour se rapprocher des histoires et des expériences de beauté ou de souffrance physiquement loin de moi, pour prier ensemble et ensemble chercher le bien dans la redécouverte de ce qui nous unit, alors c’est une ressource.

Ainsi, nous pouvons passer du diagnostic à la thérapie: en ouvrant le chemin au dialogue, à la rencontre, au sourire, à la caresse… Ceci est le réseau que nous voulons. Un réseau qui n’est pas fait pour piéger, mais pour libérer, pour prendre soin de la communion entre des personnes libres. L’Église elle-même est un réseau tissé par la communion eucharistique, où l’union n’est pas fondée sur « j’aime », mais sur la vérité, sur l’«Amen», avec lequel chacun adhère au Corps du Christ en accueillant les autres.

 Défis et difficultés de la communication dans les diocèses du Bénin

Former les agents pastoraux au langage des médias

Père Luc Adonis Sègnonnan, Coordonnateur adjoint pour les Communications Sociales à Abomey

Aujourd’hui plus que jamais, le besoin d’informer, de s’informer et d’être informé, est devenu une préoccupation majeure de tous. Cette nécessité éprouvée dans notre société contemporaine n’est plus à démontrer. Cependant, des difficultés et défis demeurent et restent liés à cet état de fait surtout quand il s’agit de la mission évangélisatrice de l’Église. L’éducation de la communauté paroissiale et diocésaine au langage des médias est nécessaire afin de permettre leur utilisation à bon escient. Nous devons aider le peuple de Dieu, notamment les jeunes, à discerner le bon grain de l’ivraie. Aussi, avons-nous l’important défi de la formation permanente du clergé diocésain à l’usage de ces médias chronophages qui prennent quelques fois tout le temps, causant parfois l’isolement des pasteurs et entravant les relations interpersonnelles indispensables à la mission. Par ailleurs, notons le défi de l’insertion des nouveaux moyens de communication sociale dans nos paroisses afin de favoriser la fluidité et l’originalité des informations pour prévenir les fake news. Il y a également les difficultés liées à l’accès aux antennes des radios et chaînes de la place pour des émissions catholiques ; le relais des informations relatives à la vie du diocèse en temps réel et utile sur les réseaux sociaux et sur le site web du diocèse, d’une part, à cause de la couverture encore limitée des réseaux sociaux au Bénin et d’autre part, à cause des moyens financiers limités. Nous faisons également face à l’instauration dans chaque doyenné d’organes de communication à cause de la connaissance partielle et parfois lacunaire d’un grand nombre de fidèles sur les Tic.

S’adapter aux nouveaux moyens de communication

Servais Yantoukoua, Correspondant à Natitingou

Nous célèbrerons la Journée mondiale des communications sociales le 2 juin 2019. C’est une interpellation forte pour le service des communications du diocèse de Natitingou. Depuis plusieurs années en effet, les évêques qui se sont succédé ont pris à cœur la question de la communication notamment l’aspect des nouveaux médias, et celui de la radiodiffusion. Pendant longtemps, l’Église catholique à Natitingou n’a eu que ce moyen pour former et informer les populations et faire une large diffusion du message évangélique. En ce sens, l’installation du relais de Radio Immaculée a été une grande aubaine pour le diocèse de Natitingou. Mais ces dernières années, le coût des installations et leurs entretiens ont perturbé l’écoute. En 2008, Mgr Pascal N’Koué a lancé l’initiative d’une radio diocésaine. Le projet était presque bouclé avec une attribution de fréquence, quand il y a eu des brouilles au niveau gouvernemental, empêchant le diocèse d’obtenir son autorisation. Les installations de cette radio servent désormais à transmettre les émissions de Radio Immaculée mais seulement dans un rayon de 5 kms pour un diocèse qui s’étend sur plus de 300 kms. Les défis aujourd’hui sont donc de grande taille. La multiplicité des moyens de communications et surtout le boom des réseaux sociaux nous ont sérieusement freinés. Le diocèse a un feuillet d’information sous forme de circulaire mensuelle que publie l’évêque, un site Internet diocésain et une page Facebook. On pourrait bien se demander si cela suffit pour être au top des informations à la mesure de l’équipement des autres institutions surtout non chrétiennes. L’Église de Natitingou doit mettre au point une machine de communication adaptée aux temps actuels. Même si l’investissement dans le domaine des communications semble onéreux, il n’en demeure pas moins que c’est un passage obligé pour rejoindre le peuple et annoncer la Bonne Nouvelle du salut.

Nourrir le secteur des médias catholiques

Père Hubert Kèdowidé, Directeur diocésain des communications sociales, Cotonou

Nous sommes en synergie avec la célébration nationale de la 53e Journée mondiale des communications sociales. Nous nous sommes donné rendez-vous à Parakou à l’occasion des 75 ans de son évangélisation. C’est après cette célébration que nous nous organiserons autour d’une eucharistie et d’un partage diocésain sur les joies et les peines liées à l’évangélisation. Dans l’archidiocèse de Cotonou, la communication sociale est divisée en trois départements : la communication écrite, la communication audiovisuelle et les multimédias. L’écriture rassemble l’hebdomadaire catholique La Croix du Bénin, l’imprimerie et la librairie Notre-Dame. Le deuxième département, l’audiovisuel, regroupe trois branches: la photographie, la radio et la télévision. Le département des multimédias comprend, quant à lui, deux ensembles dont les systèmes informatiques et le web social. En coordonnant ces trois départements, le directeur diocésain de la communication ne remplace pas les directeurs des médias catholiques du diocèse. Il fait en sorte que l’ensemble de ces médias ait une politique globale de la communication. Il travaille à l’instauration d’un cadre d’émulation collective pour le bien commun. Nous travaillons à ce que dans les différences de perspectives, nous puissions avoir un regard unique dans la direction que nous trace le Seigneur. Nous avons actuellement une très belle équipe et les réunions périodiques nous permettent d’ajuster les difficultés au niveau de chaque secteur. Cela augure d’un très bon lendemain. Les dynamiques changent selon les médias. Quand on est dans le secteur de l’écriture, notre hebdomadaire catholique a des difficultés d’auto-prise en charge et de personnes intéressées. Si nous pouvons nous réjouir que nous sommes le seul journal au Bénin à traverser toutes les intempéries historiques de notre pays, il n’en demeure pas moins que les équipements qui nous accompagnent dans la mission sont de plus en plus dépassés. Les abonnements se raréfient et par conséquent, il faut nourrir ce secteur pour lui permettre de survivre au niveau de ses finances. Notre imprimerie est confrontée à un problème de renouvellement de l’équipement. Au niveau de l’audiovisuel, Radio Immaculée Conception peine à entretenir ses relais installés dans tous les diocèses du Bénin. À l’occasion des 75 ans d’évangélisation, le défi du directeur de cette radio est de pouvoir doter à nouveau le diocèse de Parakou d’un relais. Le matériel de l’Audiovisuel Service reste également à renforcer. Dans le multimédia, nous avons entamé la conception des Applications web et le renouvellement du site Internet du diocèse. Mais nous faisons face aux limites financières qui permettent de mettre toute la compétence nécessaire au service de l’Église diocésaine. La librairie a connu des moments de grande difficulté. Elle prend heureusement un nouvel envol. L’ensemble du peuple n’est pas assez préparé pour l’investissement au niveau de la communication. Nous sommes en face d’une mentalité collective de gratuité. Cependant, je remercie ceux qui soutiennent parfois nos médias catholiques. Je pense que petit à petit, nous arriverons à créer un ralliement général de la société pour soutenir l’évangélisation par les mass-médias dans notre archidiocèse.

Élaborer un Plan de communication performant

Abraham Padonou, Correspondant à N’Dali

À l’occasion de la 53e Journée mondiale des communications sociales, les membres de la cellule de communication du diocèse de N’Dali se joindront à leurs frères des autres diocèses à Parakou pour la célébration de cet événement. Ce serait une opportunité pour les différentes cellules de communication de faire un arrêt, de faire le point des activités mais surtout de partager les expériences en développement des sites diocésains au service de la jeunesse et de la famille. Justement en matière d’expériences en communication, le diocèse de N’Dali est réellement à ses débuts. Il s’est en effet doté d’une cellule de communication il y a à peine deux ans. Ses membres, avec le soutien de tous les agents pastoraux, essaient essentiellement de relayer dans La Croix du Bénin et à Radio Immaculée les grands événements du diocèse. Avec la création du site diocésain, les informations connaissent une large diffusion. Outre le relais des informations qu’elle est, la cellule de communication du diocèse se charge aussi de l’édition de l’annuaire diocésain, des plaquettes pour le pèlerinage ou pour les ordinations. Elle réalise également le point en images et en sons des différentes activités du diocèse en veillant à l’archivage des données. On peut oser dire que pour un début, la cellule de communication fait son chemin. Mais sur ce chemin, les difficultés ne manquent pas. La grande difficulté est l’instabilité et le faible débit de la connexion Internet dans certaines contrées du diocèse. Cette réalité ne favorise pas la mise à jour quotidienne du site diocésain. Une autre difficulté est le manque de matériels nécessaires à l’exercice de la communication. Néanmoins, il faut reconnaître que les efforts se font par l’Ordinaire du lieu pour l’acquisition de ces appareils. Toutes ces difficultés, loin de nous décourager, constituent désormais pour nous des défis. Et le premier défi est l’élaboration du Plan de communication pour le diocèse. Le deuxième défi est celui d’avoir des correspondants de la cellule sur chacune de nos paroisses même si chacune des communautés religieuses a déjà dégagé un de ses membres pour servir de relais pour la cellule en ce qui concerne les différentes activités menées en leur sein. Si ce défi est relevé au plus tôt, il restera à assurer la formation périodique et permanente de tous les membres de la cellule en vue d’une professionnalisation des services tout en ayant soin de penser à une cellule stable et bien formée. La cellule compte également favoriser l’évangélisation par ses différents canaux en l’occurrence par la création des fora pour les jeunes de chaque paroisse, et organiser aussi en complicité avec la commission jeunesse des concours de connaissances religieuses pour tout le diocèse. Consciente aujourd’hui que l’évangélisation ne peut se faire sans l’apport d’une communication de plus en plus performante, relevée et répandue, la cellule de communication du diocèse de N’Dali s’active pour être à la hauteur de ces nombreux défis.

Saisir les opportunités géostratégiques de Porto-Novo

Sœur Line Ganfon, Secrétaire de la commission diocésaine des communications sociales de Porto-Novo

Le diocèse de Porto-Novo célèbrera avec sobriété la Journée Mondiale des Communications Sociales. Avec la mise en application du Plan stratégique « Horizon 23 », il est prévu entre autres pour cette année pastorale, une rencontre entre Mgr Aristide Gonsallo, évêque de Porto-Novo, et les professionnels des médias qui travaillent sur le territoire diocésain dans le but d’améliorer les Media Relations. Ladite rencontre se fera après la célébration de la Journée compte tenu de l’agenda de l’évêque qui profitera de l’occasion pour revenir sur les pensées fortes du Message du Pape. La deuxième activité prévue pour la Journée est la mise à disposition de tous les agents pastoraux du Message du Pape pour que exploitation pastorale en soit faite dans toutes les paroisses. En effet, grâce à la téléphonie mobile, l’Internet et surtout les réseaux sociaux impactent la pensée et l’agir des fidèles des paroisses les plus reculées. Il s’agit pour l’Église diocésaine d’aider les fidèles à savoir prolonger l’appartenance aux groupes et fora sur les réseaux sociaux par une véritable relation interpersonnelle. Dans cet accompagnement des fidèles sur les sentiers du monde numérique, les difficultés et les défis ne manquent pas au niveau de l’Église-Famille de Dieu à Porto-Novo. Les difficultés sont d’ordre matériel (manque de financements pour les activités) et structurel (manque de personnel qualifié et détaché pour l’apostolat de la communication). Les défis s’énoncent en termes de formation continue pour toutes les composantes du peuple de Dieu (pasteurs, agents pastoraux, fidèles et surtout les jeunes) et d’exploitation d’une opportunité unique pour le diocèse de Porto-Novo : celle de doter la capitale du Bénin d’une floraison d’organes médiatiques. Comment le diocèse de Porto-Novo peut-il transformer tous ces organes en canaux directs ou indirects de l’évangélisation ? La prochaine rencontre avec les professionnels des médias en posera certainement les jalons.

L’urgente nécessité de communiquer par tous les moyens

David Ahossinou Correspondant à Parakou

L’Archidiocèse de Parakou célèbre tout au long de cette année 2019, le jubilé de ses 75 ans d’évangélisation. Ouverte le 10 janvier 2019 au Sanctuaire Notre-Dame de Komiguéa, Reine des Familles et Patronne de l’Archidiocèse, l’année jubilaire sera clôturée du 10 au 13 janvier 2020. C’est dans ce cadre que l’Église de Parakou organise, en communion avec la Commission épiscopale du Bénin pour les Communications Sociales (Cebcs), la célébration nationale de la 53e Journée mondiale des communications sociales au Centre Pastoral Guy Riobé de Parakou. Les professionnels des médias de cette ville, les cabinets/agences de communication, les étudiants des écoles de communication et les autorités politico-administratives sont invités à cette célébration. Nous devons relever deux défis afin d’accomplir notre mission avec succès. Le premier est d’annoncer la Bonne Nouvelle et d’informer non seulement les citadins mais aussi et surtout les populations rurales. Le deuxième consiste à œuvrer à la prise de conscience collective de l’urgente nécessité de communiquer par tous les moyens (traditionnels et modernes) au-delà du cadre restreint de nos paroisses, aumôneries et institutions. Il découle de ces défis des difficultés. Elles relèvent du manque d’une part, de ressources humaines de bonne volonté et bien formées en nombre suffisant ; et d’autre part, de ressources matérielles, techniques et financières adéquates pour un service de proximité empreint de professionnalisme.

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