juillet 19, 2019
Ecologie

Non au braconnage

Les causes de la disparition des espèces animales et végétales sont multiples. Nous avons la pousséeL démographique qui conduit à de nouvelles constructions (maisons, écoles, hôpitaux, entreprises, etc.). Ce qui provoque la destruction des habitats des animaux et entraîne la disparition de certaines espèces. Nous avons aussi le braconnage qui consiste à pêcher ou à chasser de façon illégale. Cette illégalité peut être liée à l’espace, c’est-à-dire qu’il est interdit de pêcher ou de chasser dans cette zone. Elle peut aussi prendre en compte une période donnée (dans les parcs, des périodes sont déterminées pour la chasse). Et enfin, elle peut être liée à l’espèce animale. Par exemple à cause du nombre décroissant des éléphants en Afrique, il est interdit de tuer un éléphant.

Mais la réalité est là que sur le marché, les cornes de rhinocéros, l’ivoire des éléphants et la graisse des serpents comme le python et bien d’autres parties du corps de certains animaux sont très prisées. Ces matières rapportent beaucoup d’argent parce qu’elles sont utilisées dans le cosmétique, dans la maroquinerie ou dans la bijouterie.

Le braconnage est un fléau qu’il faut combattre pour plusieurs raisons. Premièrement, le braconnage favorise la disparition de certaines espèces animales, halieutiques et végétales. Ce qui entraîne un déséquilibre au niveau de la biodiversité. Parce qu’une espèce qui disparaît, crée un vide dans son ancien milieu de vie. La seconde raison est économique : certains estiment à plus de 10 milliards de franc Cfa la vente de ces produits sur le marché clandestin.

Alors comment y remédier ? Il faut multiplier les campagnes de sensibilisation sur les inconvénients de ces pratiques auprès des écoliers, élèves et étudiants. Les autorités en charge de la protection de la faune et de la flore devront mieux s’organiser et lutter efficacement contre le braconnage. De même, chaque famille devra cesser d’acheter des articles qui proviennent de sources douteuses ou non reconnues par les services en charge de la protection des animaux et des services de contrôle.

Père Bidossessi A. DOHOU

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