octobre 19, 2019
Le Chiffre de la semaine

850.000

Il y a quelques jours, le ministère de l’agriculture des états-Unis (Usda) a établi le bilan de la campagne cotonnière 2018-2019 en Afrique de l’Ouest. Dans le même temps, Usda a fait des projections pour la campagne 2019-2020. Selon ces prévisions, la production du coton au Bénin atteindra 850.000 tonnes. Ce que confirme la 12e réunion du bilan du Programme régional de protection intégrée du cotonnier en Afrique (Pr-Pica), tenue récemment à Cotonou. Une nette augmentation par rapport à la dernière campagne qui était de 720.000 tonnes. La superficie à emblaver devrait passer de 656.000 hectares à 700.000 hectares pour la campagne 2019-2020. Ces chiffres montrent éloquemment que la filière coton est en bonne santé. Et le Bénin peut espérer engranger suffisamment de devises pour son économie.

Mais, derrière cette performance, nous devons nous intéresser aux dommages que crée la culture du coton au Bénin. Car, si le rythme de production de l’or blanc est maintenu, il faut craindre le pire. En effet, les zones où se cultive intensément le coton conventionnel sont exposées à une désertification sauvage. Ensuite, l’utilisation des produits chimiques détruit l’environnement et constitue une grave menace pour les hommes et les animaux. Surtout que les pesticides seraient à base du glyphosate interdit dans de nombreux pays à cause de ses effets nocifs sur la santé.

Que de femmes ont fait de fausses couches et que d’hommes ont perdu la vue, selon des études menées par des experts à cause du traitement des champs de coton avec les pesticides. Certes, il faut accroître la production du coton, mais il faut tenir compte des effets collatéraux néfastes. D’où la nécessité urgente d’une étude pour trouver une alternative à la culture intensive du coton. La piste du coton biologique pourrait être une option salutaire.

Smith

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