octobre 19, 2019
Le Chiffre de la semaine

83

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S’appuyant sur la séance de travail que le président Patrice Talon a eue le 1er avril 2019 avec les présidents des Institutions constitutionnelles, élargie au médiateur de la République et au président de la Céna, le Conseil des ministres du mercredi 3 avril a maintenu la date du 28 avril pour les législatives. À défaut de consensus entre opposition et mouvance pour des élections inclusives, les Béninois choisiront entre les deux listes de la mouvance présidentielle (le Bloc républicain et l’Union progressiste). Exit l’opposition ! Le ciel brumeux du processus électoral s’est éclairci soudainement.

Les 83 parlementaires de la 8e législature seront tous pro-Talon. Un atout certes pour le Gouvernement qui fera passer ses décisions à l’hémicycle comme une lettre à la poste. Mais virtuellement, la composition de la prochaine Assemblée n’offre pas vraiment de perspectives de lois susceptibles d’accompagner le développement du Bénin.

En effet, plus de la moitié des membres de la prochaine législature pourraient être des acteurs politiques qui ont servi l’ancien président Boni Yayi avec tous les coups fourrés dont ils avaient été complices. De ceux-là il ne faut rien espérer de constructif car ce qui compte pour eux c’est leurs intérêts personnels. Ensuite, que peut-on tirer d’un député fondateur d’université incapable de payer ses enseignants mais qui découvre qu’il peut représenter la Nation ? Que peut on tirer d’un député à qui l’on reproche de traficoter les compteurs de la Sbee faisant perdre des millions à l’état ? Que peut-on tirer d’un député homme d’affaire au cœur des scandales de marchés publics non élucidés jusque-là ? à toutes ces interrogations on peut répondre : pas grand ’chose. D’où l’inquiétude pour le prochain parlement qui, si on n’y prend garde pourrait compromettre le développement du pays. Pauvre Bénin !

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