janvier 22, 2022
Simplement François

Comptons sur la miséricorde de Dieu sans en abuser

Dans l’évangile de ce troisième dimanche de carême le maître représente Dieu le père et le vigneron est l’image de Jésus, tandis que le figuier est le symbole de l’humanité indifférente et aride. Jésus intercède auprès du Père en faveur de l’humanité – et il le fait toujours – et le supplie d’attendre et de lui laisser un peu plus de temps pour que les fruits de l’amour et de la justice puissent y germer. Le figuier que le propriétaire de la parabole veut éradiquer représente une existence stérile, incapable de donner, incapable de faire le bien. Et cette similitude de vigneron manifeste la miséricorde de Dieu, qui nous laisse un temps de conversion. Nous avons tous besoin de nous convertir, de faire un pas en avant, et la patience, la miséricorde de Dieu nous accompagnent à cet égard. Malgré la stérilité qui marque parfois notre existence, Dieu est patient et nous offre la possibilité de changer et de progresser sur la voie du bien. Mais l’extension implorée et accordée en attendant que l’arbre porte enfin ses fruits, indique également l’urgence de la conversion. Le vigneron dit à son maître : « Laissez-le encore cette année ». La possibilité de conversion n’est pas illimitée ; il faut donc la saisir immédiatement ; sinon, elle serait perdue pour toujours. Nous pouvons penser en ce carême : que dois-je faire pour me rapprocher du Seigneur, pour me convertir, « couper » ces choses qui ne vont pas ? « Non, non, j’attendrai le prochain Carême ». Mais serez-vous en vie au prochain carême ? Pensons aujourd’hui à chacun de nous : que dois-je faire avant cette miséricorde de Dieu qui m’attend et qui pardonne toujours ? Que devrais-je faire ? Nous pouvons compter beaucoup sur la miséricorde de Dieu, mais sans en abuser. Nous ne devons pas justifier la paresse spirituelle, mais augmenter notre engagement à répondre promptement à cette miséricorde avec sincérité de cœur. Le Seigneur nous invite à la conversion. Chacun de nous doit se sentir mis au défi par cet appel, corriger quelque chose dans nos vies, dans notre propre façon de penser, d’agir et de vivre des relations avec les autres. En même temps, nous devons imiter la patience de Dieu qui se fie à la capacité de tous de se lever et de reprendre le voyage.

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