juillet 21, 2019
Dossier La Une

24 HEURES POUR LE SEIGNEUR » : Faire l’expérience vitale de la miséricorde divine

24 heures pour le Seigneur »

Faire l’expérience vitale de la miséricorde divine

Pendant 24 heures, les catholiques du monde entier sont invités à prier et à recevoir le sacrement de réconciliation la veille du 4e dimanche de carême.  Chaque année, depuis cinq ans, il existe des propositions nombreuses et variées dans les diocèses du monde entier pour vivre ce rendez-vous annuel de la miséricorde et du pardon comme une expérience vitale de la rencontre avec Dieu.

  Ressentir l’étreinte miséricordieuse du Seigneur

 

Les 29 et 30 mars 2019, l’Église universelle organise à travers le monde l’opération « 24 heures pour le Seigneur ». Objectif : ouvrir au moins une église par diocèse pendant une journée pour permettre à tous de se confesser et d’adorer le Saint-Sacrement. Une initiative du Pape François qui a pris corps dans un contexte bien précis pour donner du sens à la recherche de la paix intérieure.

 L’initiative « 24 heures pour le Seigneur » est voulue par le Pape François qui a lancé la première édition le 28 mars 2014 selon une intention bien précise : ouvrir de façon ininterrompue pendant 24 heures les portes de l’Église pour vivre le sacrement de la Réconciliation et l’adoration eucharistique. À cette occasion, le Souverain Pontife lui-même a donné l’exemple en allant se confesser dans un confessionnal et ensuite se mettre au service des pénitents pour les confesser. Depuis lors, cette initiative, qui va rencontrer un large succès dans les diocèses du monde entier, est devenue un rendez-vous annuel de rencontre avec le Seigneur, riche en miséricorde (cf. Ep 2, 4-9).

Confession et adoration

Les « 24 heures pour le Seigneur » proposent que chaque diocèse laisse au moins une église ouverte avec la possibilité de l’adoration et de la confession. Concrètement, pendant ces 24 heures, les fidèles pourront se confesser à un prêtre au cours de l’adoration du Saint Sacrement. Dans son message de Carême de l’année 2016, François écrivait avec insistance : « L’initiative appelée “24 heures pour le Seigneur” du vendredi et samedi qui précèdent le 4e dimanche de Carême doit monter en puissance dans les diocèses […] Avec conviction, remettons au centre le sacrement de la Réconciliation, puisqu’il donne à toucher de nos mains la grandeur de la miséricorde. Pour chaque pénitent, ce sera une source d’une véritable paix intérieure ». Paix du Seigneur aussi dans  l’Eucharistie « source et sommet de toute la vie chrétienne » (Concile Vatican II, Lumen Gentium 11). Dans ce sacrement, on est en contact direct avec le Corps et le Sang de celui qui est le visage de la miséricorde divine. Il n’y a donc pas de miséricorde sans la contemplation de ce visage. L’initiative du Pape polarise l’attention sur l’adoration eucharistique afin que toutes les fibres chrétiennes de notre âme puissent être connectées à la source de la Miséricorde incarnée : Jésus, le Fils unique de Dieu.

L’année dernière, Mgr Rino Fisichella, président du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation, dicastère en charge de l’organisation des « 24 heures pour le Seigneur », soulignait que l’objectif de cette journée était « d’offrir à tous, surtout à tous ceux qui sentent encore un malaise à l’idée d’entrer dans une église, la possibilité de chercher l’étreinte miséricordieuse de Dieu ».

Un moment pénitentiel spécial

En annonçant l’opération «24 heures pour le Seigneur » au cours de la prière de l’Angélus du 23 mars 2014, le pape François avait indiqué que ce sera un moment pénitentiel spécial qui commencera le vendredi après-midi par la célébration dans la basilique vaticane. Et puis, pendant la nuit, des églises du centre de Rome seront ouvertes pour la prière et pour les confessions ». Pour l’évêque de Rome, « ce sera – on peut l’appeler ainsi la fête du pardon, qui aura lieu aussi dans de nombreux diocèses et  paroisses du monde. Le pardon que le Seigneur nous donne doit être fêté, comme l’a fait le père de la parabole du fils prodigue, lequel, lorsque le fils est revenu chez lui, a organisé une fête, en oubliant tous ses péchés. Ce sera la fête du pardon ».

Jean Claude KOUDESSA

  Célébrations de la pénitence dans les diocèses du monde

A l’occasion des « 24 heures pour le Seigneur », organisées dans le monde entier, le pape François a encouragé à laisser les églises ouvertes. Le Saint-Père a évoqué cette initiative promue par le Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation durant le temps de carême, au terme de l’audience générale qu’il présidait ce 27 mars 2019 place Saint-Pierre. « Vendredi à 17h, a-t-il rappelé, je célébrerai la liturgie pénitentielle dans la basilique vaticane. Cela serait significatif si nos églises aussi, en cette occasion particulière, restaient ouvertes longtemps, pour demander la miséricorde de Dieu et l’accueillir dans le Sacrement du pardon ». Le souverain Pontife donne ainsi le ton de la célébration pénitentielle qu’il présidera au Vatican.

Comme il est recommandé à tous les diocèses du monde de célébrer cette journée de Miséricorde, quelques initiatives sont à noter au Bénin.

Au Bénin

Des diocèses s’activent pour donner corps à cette célébration de la miséricorde.

Le diocèse de Cotonou a initié une neuvaine de prière qui commence le vendredi 29 mars sur toutes les paroisses du diocèse. Neuvaine qui sera couronnée par une journée diocésaine de la réconciliation le samedi 6 avril sur la paroisse Sainte Thérèse de Godomey de 9h à 15h. « Nous vivrons cette journée de réconciliation le samedi de la 4e semaine de Carême, en communion avec l’expérience “24 heures pour le Seigneur”, initiée par le Pape François et recommandée à toutes les Églises » a indiqué l’archevêque de Cotonou dans sa lettre pastorale « Un seul cœur, une seule âme ». Au programme, on peut noter des séances d’enseignements, de conférences, de prières, de témoignages divers, confessions, adoration, messe.

Dans le diocèse de Natitingou, notamment le sous-secteur de Natitingou se prépare à vivre intensément dans la prière, l’initiative « 24 heures pour le Seigneur ». Ainsi du 4 au 5 avril 2019, et tour à tour, il y aura adorations et confessions sur toutes les paroisses. Les mouvements et groupes de prière feront de même. Et à chaque occasion, seront expliqués aux fidèles le contexte et le bien-fondé de l’initiative prise par le Pape François. À la fin des exercices de piété, il y aura une messe conclusive.

L’initiative qui dure 24 heures et qui commence le jeudi 4 avril prend fin peu avant le chemin de croix du vendredi.

Serge N. BIDOUZO


  Quelques pistes pour bien vivre ce temps fort

 

Pour bien vivre ce temps fort de la célébration de la miséricorde, il est bon de prendre un bon temps de réflexion et de méditation personnelle :

– Lire ou relire la bulle de la miséricorde du pape, le Visage de la Miséricorde (Miséricordiae Vultus).

– Faire son examen de conscience pour prendre conscience de ses péchés. Cet exercice est conseillé à la fin de chaque journée avant d’aller se coucher.

– Avant d’aller se confesser :

1– Je prends rendez-vous avec moi-même pour disposer d’un temps suffisant de préparation.

2– Je choisis un lieu propice à la prière.

3- Je fais le signe de Croix pour entrer dans la prière.

4– J’invoque l’Esprit Saint pour qu’il m’éclaire.

5– Je choisis un texte dans la Parole de Dieu et je le lis plusieurs fois et le médite (notamment les Paraboles de la miséricorde Lc 15, 11-22 ; Mt 18, 21-35 ; Les Béatitudes Mt 5, 1-12 ; l’institution du sacrement de la réconciliation en Jn 20, 19-23).

Je vais vers un prêtre avec confiance pour me confesser.

Je confesse l’amour de Dieu, sa miséricorde en le remerciant pour ses bienfaits.

J’avoue mes péchés.

Je reçois l’absolution de mes péchés avec la résolution de faire la pénitence et l’effort d’éviter de retomber dans le péché.

6 – Je conclue ce temps de prière par un Notre Père, un Ave Maria et un signe de croix.

Serge N. BIDOUZO

Related Posts