février 24, 2019
Politique

LÉGISLATIVES 2019 : Que les règles du jeu soient respectées par tous

LÉGISLATIVES 2019

Que les règles du jeu soient respectées par tous

La Céna a officialisé le vendredi 22 janvier 2019 le calendrier électoral des législatives prévues pour le 28 avril 2019. A travers ce calendrier, chaque acteur est fixé sur le déroulement transparent du prochain scrutin.

Depuis la convocation par le Président de la République du corps électoral pour le 28 avril 2019, et la remise de la liste électorale permanente informatisée à la Commission électorale nationale autonome le mercredi 16 janvier dernier par le Conseil d’orientation et de supervision, le Cos/Lépi, les dés sont désormais jetés pour le renouvellement des députés de la 7e législature. La publication par la Céna le 22 janvier du calendrier électoral suivie de la liste des pièces à fournir pour être candidats à ces législatives, atteste de la volonté des institutions électorales compétentes de jouer leur partition.

Le décompte des jours qui commence ainsi ne laisse plus de choix aux formations politiques toutes obédiences confondues, de se mettre à jour pour la bataille. Ceci explique les agitations de certains partis ou leaders politiques sur le terrain, surtout les week-ends, sillonnant diverses localités des départements du pays à la rencontre de leurs militants. Et tout semble se passer déjà presque comme si nous étions en campagne électorale. Des banderoles à l’effigie de potentiels candidats posées çà et là aux grands carrefours des villes et campagnes,  des tee-shirts ou calendriers distribués, des bains de foule à l’allure électoraliste et quelques fois des discours tendancieux et provocateurs d’éventuels adversaires politiques sont de plus en plus perceptibles.

L’article 63 du tout nouveau code électoral qui servira de bréviaire à ces élections législatives est pourtant sans ambages : « Les pratiques publicitaires à caractère commercial, l’offre de tissus, tee-shirts, de stylos, de porte-clefs, de calendriers et autres objets utilitaires à l’effigie des candidats ou symbole des partis ainsi que leur port et leur utilisation, les dons et libéralités, ou les faveurs administratives faits  à un individu, à une commune ou à une collectivité quelconque de citoyens à des fins de propagande pouvant influencer ou tenter d’influencer le vote sont et restent interdits douze mois avant tout scrutin et jusqu’à son terme ».

Or, il doit être connu de tous les acteurs politiques que selon l’article 54 du code électoral, « La campagne électorale est déclarée ouverte par décision de la Commission électorale nationale autonome (Céna). Sous réserve des dérogations de la loi, elle dure quinze jours. Elle s’achève, la veille du scrutin à zéro heure, soit vingt-quatre heures avant le jour du scrutin ». Et dans le cas d’espèce, conformément au  calendrier électoral, elle couvre la période du 12 avril au 26 avril 2019. La mise en garde des partis politiques par le président de la Céna Emmanuel Tiando prend ici tout son sens : « Nous ne sommes pas encore en temps de campagne. Et malheureusement, nous constatons que plusieurs partis politiques se livrent à des activités de campagne. Cela est prévu et puni par le code électoral. Et cela ne participe pas à des élections transparentes, crédibles, à des élections qui se font dans la paix. Parce que, si on commence à ne pas respecter les règles du jeu avant le jeu, il y a de fortes chances que le jeu ne se déroule pas bien ».

Guy DOSSOU-YOVO

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