avril 26, 2019
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JMJ 2019 : Panama aux couleurs de la jeunesse

JMJ 2019

Panama, aux couleurs de la jeunesse

Après Rio de Janeiro en 2013 et Cracovie en 2016, le Pape François assiste depuis le 23 janvier 2019 pour la troisième fois, aux Journées mondiales de la jeunesse de son épiscopat. Au milieu des délégations de jeunes venues du monde entier dont, la délégation béninoise conduite par Mgr François Gnonhossou, le Souverain pontife projette le regard de l’Église sur le don généreux de Marie et invite les jeunes à s’engager pour la révolution du service.

► Transformer le monde avec de nouvelles modalités

Après le Synode sur la jeunesse d’octobre 2018, la 34e édition des Journées mondiales de la jeunesse s’est ouverte à Panama. Du 22 au 27 janvier 2019, plus de 200.000 jeunes vont faire l’expérience de la foi et du service sous la coupole du fiat de la Mère de l’Église : Marie.

 Selfies (autophotos) tous azimuts devant la cathédrale de Santa Maria di Antigua ou sur la Cinta Costiera, remue-ménage fréquent de petits groupes folkloriques, joie débordante et communicative, exhibition de sa culture, de son drapeau et participation pieuse. C’est le décor que présente la 34e édition des Journées mondiales de la jeunesse à Panama. Arrivé à l’aéroport international de Tocumen, le Pape François annonce les couleurs d’un rassemblement religieux festif : « au lieu de monter en voiture comme prévu, il s’est dirigé vers un groupe de 2000 pèlerins, saluant, serrant des mains, bénissant des enfants, sous des dizaines de smartphones qui capturaient cet instant de rencontre spontanée ». Tout le long du parcours, sa papamobile ouverte lui facilite les contacts informels. C’est dans cette effervescence que se déroule ce vingt-sixième voyage du Pape placé sous le thème : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole ». à partir de ce fiat de la Vierge Marie, le souverain pontife entend insuffler à la jeunesse des cinq continents, le dynamisme du service et de l’engagement. « Les mots de Marie sont un “oui” courageux et généreux, la réponse de quelqu’un qui a compris le secret de la vocation : sortir de soi et se mettre au service des autres. Notre vie n’a de sens que dans le service de Dieu et du prochain », confie-t-il dans son message vidéo adressé aux pèlerins. Il a salué l’esprit de bénévolat des jeunes diplômés tout en les invitant à « entrer en dialogue avec Dieu, dans une attitude d’écoute, comme l’a fait Marie ». Ce faisant, les jeunes pourront opérer la « révolution » du service. Une révolution « qui peut vaincre les grandes puissances de ce monde » avec des modalités comme « le mariage, la vie consacrée, le sacerdoce », renchérit le Pape François. À son agenda, plusieurs rencontres notamment la liturgie pénitentielle dans une prison pour mineurs, la visite d’une maison d’accueil de jeunes malades du Sida, et la célébration de la messe conclusive de l’édition 2019 des Journées mondiales de la jeunesse au Metro Park de Panama.


La République de Panama

Situé à la jonction des deux Amériques du Nord et du Sud avec son canal qui relie les océans Atlantique et Pacifique, le Panama est un pays-pont d’une superficie de 75 420 km2 et peuplé de quatre millions d’habitants environ. Il compte cinq diocèses : David, Chitré, Santiago, Colon Kuna Yala, Penonomé ; et un archidiocèse : Panama. 88% de la population panaméenne est catholique. Le clergé est constitué de quinze évêques, de deux cent trente-quatre prêtres diocésains, et de cent quatre-vingt-six religieux. Par ailleurs, le Panama compte quatre vingt-dix écoles maternelles et primaires pour près de treize mille écoliers et quarante-deux collèges et lycées pour plus de quatorze mille jeunes.


► Témoignages de quelques membres de la délégation béninoise

1- « Je brûle d’envie d’aller à la rencontre du Pape François »

Ida Gnonlonfoun, Pèlerine de l’archidiocèse de Cotonou

C’est une fierté de me compter parmi les membres de la délégation béninoise à Panama. Je brûle d’envie d’aller à la rencontre du Pape François, et de le voir de tout près. J’écoutais ses enseignements via les médias. J’ai l’opportunité de l’écouter en direct et si possible de le toucher. Je vais aussi à la rencontre des jeunes du monde que j’écouterai. J’apprendrai de leur foi et je partagerai mes expériences avec eux. Je suis certaine que les catéchèses qui seront dispensées par les évêques me permettront d’approfondir ma foi et de mieux m’engager au sein de l’Église. À Panama, je présenterai les richesses et les ressources du Bénin. Je laisserai ainsi de bons souvenirs aux jeunes que je rencontrerai. Je tiens à remercier tous les jeunes de l’Archidiocèse de Cotonou qui ont soutenu et porté le choix sur ma personne. Particulièrement, je dis ma gratitude au père Francis Adimou. Grâce à sa détermination, l’Archidiocèse de Cotonou compte un membre dans la délégation du Bénin à Panama. La participation à ces Jmj me permettra de m’engager davantage dans l’Église au Bénin.

2- « Des surprises peuvent nous être réservées »

Père Jonathan Capo Chichi, Aumônier national des jeunes du Bénin

Rencontrer le pasteur de l’Église universelle est pour moi une fierté. Chaque fois que je dois rencontrer le Pape, c’est une joie qui m’anime. Cela fortifie ma foi, et tous les enseignements qu’il va donner en ces jours sont des enseignements de grande portée pour la jeunesse. J’ai toujours exhorté tous les participants à bien ouvrir leurs oreilles et leurs cœurs pour recevoir les messages que le Pape va livrer et si possible les enregistrer. Nous avons gardé un très bon souvenir des Jmj à Cracovie sur les pas de Saint Jean-Paul II. Nous allons au Panama avec beaucoup de joie et d’espérance. Il faut dix-huit heures quarante-cinq minutes pour s’y rendre. Donc le vol sera très long. Nous nous demandons si le peuple panaméen sera aussi chaleureux que le peuple polonais lors des Jmj en Pologne. Mais nous n’écartons pas que des surprises peuvent nous être réservées, puisque nous allons à la rencontre d’un peuple qui partage la même culture que l’Afrique.

3- « Nous voulons témoigner de notre identité de vivacité »

Mgr François Gnonhossou, Évêque de Dassa-Zoumè, chargé de la pastorale des jeunes au sein de la Conférence épiscopale du Bénin

Quand on est au service de l’Église et de son pays, on se sent dans un état d’âme d’action de grâce. Si vous avez la capacité de travailler pour le bien, vous ne pouvez que rendre grâce à Dieu. Au sein de la Conférence épiscopale du Bénin, les évêques travaillent beaucoup pour notre pays et pour l’Église. Le Bénin est un pays debout, un pays de paix et de foi. L’identité du Bénin que nous apportons à ce rendez-vous de l’Église universelle est celle d’une Église dynamique qui œuvre pour la promotion de la jeunesse et offre des possibilités de progrès dans tous les domaines. Le peuple béninois compte beaucoup sur l’Église. Nous apportons cette espérance et notre richesse spirituelle à Panama. Nous voulons témoigner de notre identité de vivacité. Le thème choisi pour la 34e édition des Journées mondiales de la jeunesse appelle chaque fidèle béninois à se mettre au service de l’Église et du peuple. Nous ne pouvons pas amorcer notre développement sans le travail. En plus des fidèles, c’est nous tous, prêtres, religieux et religieuses, évêques, qui devrons nous mettre davantage au service de l’Église et de notre peuple. C’est un thème que nous devons tous apprivoiser pour la paix, la justice et le développement. Le lien entre le Synode sur la jeunesse d’octobre dernier et la 34e édition des Journées mondiales de la jeunesse est direct et tangible. Si le Synode a été convoqué, c’est toujours dans le souci de se mettre à l’écoute de la jeunesse et de lui permettre d’être à l’écoute de l’Église. Ce lien se situe dans la recherche du bien-être de notre jeunesse. L’Église est toujours en perpétuel progrès. Ces 34e Journées mondiales de la jeunesse sont l’opportunité pour l’Église de redire à la jeunesse qu’elle est attentive à son cri. Chaque jeune catholique doit être un repère pour ses pairs. Nous n’allons pas à ces Journées mondiales de la jeunesse de nous-mêmes. Nous sommes les ambassadeurs de l’Église du Bénin. Je demande à tout le peuple béninois de prier pour nous. Je donne ma bénédiction à tout le peuple béninois et aux jeunes qui n’ont pas pu faire le voyage. Qu’ils soient branchés de cœur, de pensée et de prière avec leurs jeunes présents à Panama.

Florent HOUESSINON

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