mars 20, 2019
Questions/Réponses

Questions / Réponses

Question de Claude T. LOKOSSOU, (Imprimeur)

Père, que dois-je faire pour que mon baptême soit fructueux aux yeux du Seigneur ?


Réponses du Père  Jean OUSSOU-KICHO (Curé de la paroisse Notre-Dame de Charité de Godomey-Fignonhou)

Nombreux sont ceux qui recherchent les moyens pour mieux vivre de leur baptême. De nos jours, se développent les cheminements charismatiques dont l’aboutissement est l’effusion de l’Esprit pour ceux qui acceptent de mener une nouvelle vie. C’est dans ce contexte que votre question, en ce dimanche du Baptême du Seigneur, acquiert sa pertinence. Que faire en effet pour que le baptême reçu soit fructueux aux yeux du Seigneur ? Les textes de ce dimanche apportent des éléments de réponse.

Pour que l’arbre de notre vie chrétienne porte des fruits, il est nécessaire et fondamental de prendre conscience de notre état de fils et filles de Dieu, état conféré par le Baptême. S’il est vrai que Jésus est Fils éternel du Père, qu’il accepte le baptême par solidarité avec le peuple et pour être manifesté publiquement (Épiphanie) dans sa nouvelle mission de Messager privilégié du Père, il n’en demeure pas moins vrai que cette péricope invite à la vérité que le baptême rend fils de Dieu (Évangile).

La deuxième partie de l’épître de Saint Paul explique plus amplement ce mystère accompli dans le baptême: une renaissance, un renouvellement, une filiation (2ème lecture). L’oublier ouvre la porte à une vie baptismale infructueuse et dangereuse pour les autres, à la manière de ce serviteur oublieux de son identité, menant une vie contraire à sa mission (Lc 12, 41-48). Une fois cette base posée, voici ce qu’il faut faire pour rendre fructueux son baptême. Tout d’abord, il faut prier (Évangile).

Après son baptême, Jésus prie. Un chrétien qui ne prie pas ne vit pas sa relation avec le Père. La prière, comme cadre de communication, le connecte au ciel, à Dieu. Dans la prière, il se fait réceptacle de l’Esprit qui ouvre son intelligence à l’écoute et à l’obéissance à la Parole divine enseignée par le Christ. Dans la prière, Dieu, son Bien-Aimé, lui permet de se comporter comme le fils bien-aimé. Ensuite, il faut mener une vie nouvelle (2e lecture) dont la synthèse et la foi en Dieu (promesses baptismales) sont le rejet du péché.

La grâce reçue au baptême nous apprend à rejeter le péché et les passions d’ici-bas, pour vivre dans le monde présent en hommes raisonnables, justes et religieux et pour atteindre le bonheur que nous espérons avoir… Le chrétien accepte cette nouvelle vie à cause de l’Espérance du Royaume dont il est héritier. Enfin, il faut devenir missionnaire (1ère lecture). La nouvelle vie dans l’Esprit consacre le baptisé missionnaire de la Bonne Nouvelle de l’Espérance joyeuse de la libération suscitée par le Seigneur.

Cette libération advient au travers d’une conversion qui facilite l’accès de Dieu à notre être : Préparer le chemin du Seigneur. Faire comprendre que le mal-être de l’homme est dû à ses manquements aux clauses baptismales, et l’aider à en sortir sont la mission essentielle du Fils Bien-Aimé du Père que nous constituons aujourd’hui. En définitive, cher frère, ton baptême produit des fruits si, conscient de ton identité, tu cultives la vie de prière, la vie dans l’Esprit et non dans la chair, et si tu invites ton prochain à prendre ce nouveau chemin.

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