août 19, 2019
Le Chiffre de la semaine

Le chiffre de la Semaine

313 milliards

L’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch). Telle est la nouvelle formule du pouvoir en place pour sortir, semble-t-il, des millions de ménages béninois de leur précarité déconcertante. Bienvenue à ce projet qui vient sans doute combler l’expérience malheureuse du Régime d’assurance maladie universelle (Ramu). Estimé à 313 milliards de Fcfa, sur une période de cinq ans, le projet “Arch” envisage la mise en place d’une agence nationale de protection sociale pour assurer la pérennité des services. Il est composé, selon le document approuvé en conseil des ministres le 3 mai 2017 d’un paquet de quatre services de protection sociale à offrir à un guichet unique. Dans ce paquet, on retrouve : l’assurance maladie, la formation, le microcrédit et l’assurance retraite. À en croire le discours sur l’État de la Nation prononcé par le président Patrice Talon le jeudi 27 décembre 2018 devant les députés, 4,2 millions de personnes vivant dans l’extrême pauvreté ou dans la pauvreté tout court ont été identifiées pour être prises en compte dans le cadre de l’Arch. La phase pilote qui couvre le premier trimestre de cette année concerne les zones sanitaires Abomey-Calavi et So-Ava, Dassa-Zoumé et Glazoué, Djougou, Ouaké et Copargo. Selon les chiffres avancés, 350.000 personnes bénéficieront gratuitement de leur carte d’identité biométrique afin d’être prises en compte par l’Arch. Ensuite, le projet sera généralisé à tous d’ici fin 2019. L’initiative en soi n’est pas mauvaise. Elle est même à saluer. Car, bien conduit, le projet devrait constituer un vivier qui va accroître et maintenir une population active béninoise saine et dynamique. Des bras valides dont le Bénin a besoin pour son développement durable. Ce qui suppose que la mise en œuvre de l’Arch soit accompagnée d’une politique qui repense au mieux la participation de la population active dans la production de la richesse nationale.

Smith

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