janvier 23, 2019
Ecologie

Ecologie : Mon kit de survie

La parabole du platane

Un jour qu’ils marchaient en plein soleil de midi, sur une route écrasée de lumière, des voyageurs se mettent en quête d’un coin tranquille pour se reposer. Ils aperçoivent un platane et accourent sans tarder profiter de la fraîcheur de son ombre. Ils étaient étendus sous son feuillage et discutaient de tout et de rien, lorsque l’un d’eux, levant les yeux vers l’arbre, s’écrie :

– Cet arbre ne sert vraiment à rien. Il ne porte jamais de fruits ! Il y eut un instant de silence, puis, comme tout est possible dans les histoires de la nature, le platane réplique :

– Ingrats que vous êtes ! Vous osez me qualifier d’inutile alors que vous profitez de mon ombre !

Il en est de même des hommes d’aujourd’hui, ici et ailleurs : nous profitons si ordinairement des grâces de l’environnement naturel que nous devenons incapables d’en remercier le Créateur. On finit par penser que nous en sommes les maîtres et que nous pouvons en user comme nous le voulons ! Pire : nous détruisons même ce qui nous est très utile.

Pourtant, nous savons apprécier la beauté d’une fleur, l’harmonie d’un paysage. Quelle grâce que d’avoir des instants de méditation, de contemplation d’un paysage : les rayons de soleil lors d’un réveil matinal. Parfois, devant le spectacle d’un ciel étoilé, nous nous émerveillons de la force gracieuse de la nature.

Par son encyclique Laudato sí’, publiée en juin 2015, le Pape François nous invite vivement à nous associer au chant de Saint François d’Assise « Laudato si’, mi Signore » (Loué sois-tu, mon Seigneur), et à laisser l’Esprit transformer le regard que nous posons sur la nature. Cette encyclique sociale marque un seuil dans la prise de conscience par l’Église catholique d’une nécessaire « conversion écologique ». Cette question est désormais un champ pastoral au sein de l’Église, mais il y a encore beaucoup à faire dans les paroisses où la question environnementale est encore trop souvent anecdotique.

Cette nouvelle rubrique entend donc nous aider à comprendre la question écologique et à poser des gestes simples mais déterminants pour sauvegarder notre environnement et entrer dans la dynamique de l’écologie intégrale : la perception des interdépendances, des relations profondes qui unissent les diverses entités du monde. Commencer par planter un arbre en ce début d’année et pouvoir en prendre soin peut être notre premier geste écologique de l’année 2019.

S N B

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