janvier 23, 2019
Lectio divina

Comprendre la Parole

Épiphanie du Seigneur-C

Dieu se manifeste à toutes les nations

L’Épiphanie du Seigneur est la manifestation du Divin-Enfant né à Bethléem à toutes les nations. Dieu dans un premier temps, a tenu ses promesses prophétiques de faire naître dans l’un des clans d’Israël, le roi annoncé : « Et toi, Bethléem-Éphrata, petite parmi les clans de Juda, c’est de toi que sort pour moi celui qui doit gouverner Israël » (Mi 5, 1). Cette annonce prophétique de Michée peut amener un peuple, celui d’Israël, à se croire l’unique privilégié pour s’attribuer la “propriété privée” de Dieu sur terre. Quand Dieu choisit un peuple ou un homme, ce n’est pas pour sa propre gloriole, mais c’est pour faire de lui la lumière qui éclaire les autres afin que le salut de Dieu parvienne à tous (Is 49, 6). Tous les peuples appartiennent à Dieu comme le chante le Ps 24, 1. Dieu évidemment ne peut se laisser confiner dans les limites circonscrites d’un clan. À travers l’Épiphanie, il réalise la deuxième étape des promesses prophétiques par lesquelles il tient à bénir tous les autres peuples qu’il reconnaît aussi siens : « Béni soit mon peuple l’Égypte, et Assure l’œuvre de mes mains, et Israël mon héritage » (Is 19, 25). L’universalisme du salut annoncé par les prophéties trouve sa réalisation dans la célébration de l’Épiphanie qui précise les intentions de Dieu qui ne sont pas de faire d’Israël son peuple exclusif, mais de faire de Jérusalem, la capitale de tous les peuples : « Des foules de chameaux t’envahiront, des dromadaires de Madiane et d’Epha. Tous les gens de Saba viendront, apportant l’or et l’encens, proclamant les louanges du Seigneur » (Is 60, 6), « les rois de Tarsis et des îles apporteront des présents… tous les rois se prosterneront devant lui, tous les païens le serviront » (Ps 71, 10.11).
Les mages en marche guidés par l’étoile Le lexique « étoile » est récurrent sur les lèvres et se fait enregistrer dans le repertoire des mots propres à l’ésotérisme. Il n’est pas rare d’entendre dire que quelqu’un a une « bonne » ou une « brillante » étoile. Les mages, païens qu’ils furent, ne s’étaient pas exprimés diversement au sujet de Jésus : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile ». L’évangile de Matthieu ne vient pas nous confirmer dans nos tendances à fonder notre existence sur l’astrologie et les horoscopes. On pourra comprendre la déclaration des mages en rapport avec le livre des Nombres : « Un astre issu de Jacob devient chef » (Nb 24, 17). L’étoile, l’astre dans ce sens exprime le titre du Messie, Anatolè, « Astre qui apporte la lumière » (Lc 1, 78) et dont la puissance salvatrice illumine ceux qui « habitent les ténèbres et l’ombre de la mort, afin de guider les pas dans le chemin de la paix » (Lc 1, 79). En effet, le chemin qui conduit les mages vers l’Enfant Jésus est motivé par de bonnes intentions. L’étoile perçue les précédait et vint s’arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l’Enfant. Dès lors, ils ont reconnu que le Prince de la Paix que toutes les prophéties et multiples expressions astrologiques annoncèrent, trouvent leur accomplissement dans la naissance de Jésus. Le fâ et les pratiques divinatoires qui indiquèrent le chemin du bonheur et les mystères de la vie aux peuples, ont dit leur dernier mot et n’ont plus rien à dire aux hommes dès la naissance du Divin Enfant. L’unique Astre qui doit désormais illuminer nos pas en les détournant des chemins de la mort que symbolise Hérode, c’est Jésus. Toutes les marches que les hommes peuvent entreprendre à la recherche du salut et de la paix seront vaines si leur destination ne conduit pas à la rencontre avec Jésus et à l’adoration de Jésus. La rencontre avec Jésus comme ce fut le cas chez les mages, débouche sur l’offrande de toute notre vie qui exprime notre foi en sa royauté (l’or), sa Divinité (l’encens) et le salut qu’Il nous donne par sa mort (la myrrhe) et notre conversion (retour par un autre chemin).


1- Dans ma vie

Depuis que j’ai rencontré Jésus, quelle relation j’entretiens encore avec les pratiques divinatoires, le “fâ” et les horoscopes ?

2- À méditer

L’unique Astre qui doit désormais illuminer nos pas, en les détournant des chemins de la mort que symbolise Hérode, c’est Jésus.

3- Lire :

(Is 60,1-6 ; Eph 3,2-3a. 5-6 ; Mt 2,1-12)

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